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  • Photo du rĂ©dacteurMOTHER MOÏRA

L'effet d'une chanson

DerniĂšre mise Ă  jour : 8 janv. 2021


BERLIN – TOKIO HOTEL feat. VVAVES – 2020



Un piano, une voix.


đŸŽŒ Who bist du ?


Elle semble venir de loin, elle appelle.

Son doux cri se fait entendre sous deux tonalitĂ©s diffĂ©rentes, l’une fluide et scintillante, l’autre lĂ©gĂšrement robotique et feutrĂ©e.

Mélancolique, elle entame son récit.

Elle semble insuffler les paroles simultanĂ©ment Ă  leurs Ă©locutions, comme pour les retenir encore un peu, les empĂȘcher de s’échapper avec tout ce qu’elles contiennent.

Une petite partie d’elle meurt à chaque phrase.


đŸŽŒ Berlin


Une voix douce, aigue, mais claire, posée et féminine, qui succÚde à la premiÚre.

Une variation de sons qui vibrent en continu, en suivant les ondulations d’une vague timide, qui prend un peu de hauteur, avant de s’estomper dans une fine couche d’écume sur la plage.


Des ondes qui traversent soudainement mon corps ; depuis mes oreilles, elles pĂ©nĂštrent mes entrailles, dĂ©versent leurs flots dorĂ©s dans mon plexus solaire, l’inondant de paillettes. Je sens comme une douce chaleur prendre possession de ma poitrine, creusant son chemin avec la dĂ©licatesse d’un trait Ă  la plume.


Le rythme en arriùre-plan est similaire à celui d’un battement de cƓur ; il rejoint le mien et se synchronisent à l’unisson.


Les vibrations font leurs chemins et s’élĂšvent progressivement sous mes clavicules, pour emprunter les voies qui mĂšnent Ă  mes Ă©paules et mon cou.

Elles s’insinuent d’abord dans mes bras, en suivant le flux sanguin qui les irriguent.

La chaleur devient frissons et picotements agréables, frétillants.


Je laisse cet enchaĂźnement de notes s’emparer de moi et me faire onduler, telle une danseuse orientale, Ă  l’écoute des va-et-vient mĂ©lodieux.


La premiùre voix fait des apparitions, elle l’appelle encore.

Ensemble, elles se rĂ©pondent en Ă©cho, se chevauchent puis s’écoutent.

Leur discussion s’apaise dans leurs souffles, inspirations et expirations chantĂ©es, avant de repartir de plus belle, dans un nouvel Ă©change intime, plus puissant que le prĂ©cĂ©dent, telle une fanfare harmonieuse faite d’instruments de soie.


La force de ce second refrain décuple les émotions ressenties lors du premier.

Ma poitrine a envie d’exploser et laisser jaillir la joie qui m’anime Ă  prĂ©sent.

Je suis traversée par un tsunami de gratitude.

Mes poings se ferment sur eux-mĂȘmes, ils se serrent vigoureusement, puis se retendent et s’étirent vers le ciel.

Les vibrations qui s’étaient prĂ©cĂ©demment arrĂȘtĂ©es au dĂ©but de ma gorge, cheminent Ă  prĂ©sent dans son creux, atteignent mes lĂšvres et mes pommettes, dessinant un large sourire sur mes joues, ouvrant ma bouche pour en laisser sortir l’origine de son action.


Me voilĂ  troisiĂšme voix, chantant en cƓur avec celles qui m’ont appelĂ©e.

Les énergies sont expulsées de ma cage thoracique avec ferveur et bonheur. `

Je me sens élevée, irradiée par les rayons étincelant de la musique.

Je suis vidĂ©e et remplie Ă  la fois. Je ne m’en lasse pas.

Mon corps entier la remercie d’avoir empruntĂ© sa voie.


đŸŽŒ Who bist du Berlin ?






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